Politique

Raqqa, la capitale du Califat de l’Etat Islamique libérée

Publié le Mis à jour le

Les forces antidjihadistes soutenues notamment par les États-Unis ont repris ce mardi 17 Octobre le « contrôle total » de Raqqa, chassant Daech de « sa » capitale. Les combattants majoritaires de la coalition anti-daesh, artisans de cette victoire, sont les kurdes syriens. Parmi les  questions à suivre est de savoir si leur sort suivra celui réservé à leurs compatriotes d’Irak?

 

XIXème Congrès du Parti communiste en Chine

Publié le Mis à jour le

Organisé tous les cinq ans, c’est un congrès politique qui n’a rien de comparable avec ceux que l’on peut observer dans les autres pays du monde. Quand le Parti communiste chinois (PCC) se rassemble, c’est pour réfléchir à la destinée des quelque 1,4 milliard d’habitants du pays le plus peuplé de la planète.

 Jusqu’au 24 octobre, les cadres dirigeants du PC chinois, le « plus grand parti du monde » avec 89 millions de membres, vont effectuer un bilan du mandat de cinq ans de Xi Jinping et définir les orientations pour les prochaines années.

Ce XIXe congrès du Parti communiste chinois rassemble environ 2 300 délégués. Ils sont chargés de désigner le comité central (205 membres), sorte de parlement du Parti, qui, lui, consacre en son sein le noyau dirigeant : les 25 membres du bureau politique, dont le secrétaire général – Xi Jinping depuis le précédent congrès en 2012. Ce dernier est attendu pour un nouveau mandat de 5 ans.

En pratique, le pouvoir est entre les mains des sept membres permanents du Bureau politique. Jusqu’à cinq membres d’entre eux pourraient être remplacés cette année. Comme dans tous les systèmes de type soviétique, le Parti prime l’État : ainsi, Xi Jinping tient son pouvoir de ses fonctions de secrétaire général du PCC, auxquelles il a accédé en 2012, avant celles de président de la République populaire (il a été élu par le parlement en 2013).

Rivo Rakotovao nommé au Sénat et Harison Randriarimanana au Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage

Publié le Mis à jour le

Le nouveau patron de l’Agriculture « de l’Océan Indien ».

Harison Edmond Randriarimanana remplace Rivo Rakotovao à la tête du Ministère auprès de la Présidence de la République en charge de l’Agriculture et de l’Elevage. Le décret n°2017-953 relatif à sa nomination a été rendu public hier par le Secrétaire Général auprès de la Présidence de la République. Harison Edmond Randriarimanana fait donc son « come-back » au sein de ce département, car il a déjà été ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche sous le régime du Président Ravalomanana, et aussi Ministre de l’environnement des eaux et forêts et du tourisme de Madagascar.. Il était particulièrement connu pour l’importation de 1 000 vaches de Nouvelle-Zélande, et des chèvres Agora pour la relance des tapis Mohair dans le Sud. Avant cette nouvelle nomination, Harison Edmond Randriarimanana était Chef du Collège des Conseillers du président Hery Rajaonarimampianina.

Rivo Rakotovao: un tremplin pour être numéro 2 de l’Etat?

Le nouveau sénateur Rivo Rakotovao

Au titre du quota présidentiel au Sénat, le président national du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM), siègera à la Chambre haute, en remplacement d’Ahmad. Ancien vice-président du Sénat, l’actuel président de la Confédération africaine de football (CAF), a démissionné de l’institution d’Anosy, pour cause d’incompatibilité de fonction.

Pour sa part, le Premier Ministre Solonandrasana Olivier Mahafaly a assuré que: « C’est comme pour une équipe. Il y a toujours des modifications à apporter à l’effectif. Il est nommé au Sénat pour affirmer son statut de chef de parti. Ce n’est pas le poste qui est important, mais la réalisation de la mission confiée par le Président de la République »

Les analystes sont d’avis que c’est un remplacement en vue de l’intérim à la présidence de la République, dans le cas d’une candidature de Hery Rajaonarimampianina, à la présidentielle, tel que prescrit à l’article 46 de la Consti­tution. En marge du forum économique de Rome, le chef de l’État a déclaré qu’il s’agit d’une nomination pour compléter le siège vacant, à Anosy.

Indépendance de la Catalogne: l’Espagne attend la réponse de Puigdemont

Publié le Mis à jour le

Le leader indépendantiste catalan Puigdemont

Tous les regards en Espagne sont de nouveau braqués lundi sur le dirigeant séparatiste catalan qui doit choisir entre proclamer l’indépendance de la Catalogne, et pousser le gouvernement à prendre le contrôle de cette région autonome, ou reculer et déclencher la colère de ses troupes.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy l’a sommé de donner sa réponse d’ici 10h00 locales (08h00 GMT). Si M. Puigdemont refuse de renoncer à l’indépendance, ou reste évasif, Madrid lui laissera un ultime délai jusqu’à jeudi matin avant de suspendre l’autonomie de la Catalogne, en vertu de l’article 155 de la Constitution.

Cette prise de contrôle risque de pousser dans la rue des Catalans attachés à leur autonomie retrouvée après la dictature de Francisco Franco (1939-1975), même s’ils restent très divisés sur la question de l’indépendance.

Le gouvernement espagnol, les dirigeants européens et les milieux d’affaires ont appelé le leader catalan à faire marche arrière, alors que des centaines d’entreprises ont commencé à fuir la région.

Les alliés de M. Puigdemont et les puissantes associations séparatistes, à l’inverse, l’encouragent à aller de l’avant pour proclamer sans équivoque la naissance de la « République de Catalogne ».

La télévision catalane TV3 a rapporté dimanche que M. Puigdemont donnerait « une réponse plus élaborée » qu’un simple « oui ou non », ce qui risquerait de prolonger la plus grave crise politique que traverse l’Espagne depuis le retour de la démocratie en 1977.

Boîte de Pandore

(…  Lire l’intégralité de l’article de courrier-picard)

Palais des Sports Mahamasina: Famangiana ny Prezidà Zafy Albert

Publié le Mis à jour le

Veillée mortuaire et hommage national pour l’ancien Président Zafy au Palais des Sports par toutes les institutions de la République et par le grand public. Ci-dessous, cérémonies de départ de la capitale vers son tombeau familial à Ambilobe dans le Nord.

 

Mogadiscio: un attentat attribué au groupe Al-Shabab fait 231 morts

Publié le

Le 14 octobre, un camion piégé explose après avoir été garé devant un hôtel du carrefour PK5, dans le quartier Hodan, qui abrite des bâtiments officiels, des hôtels et des restaurants. Cette première déflagration est la plus meurtrière : elle endommage plusieurs bâtiments et met le feu à des dizaines de véhicules. Deux heures plus tard environ, un second véhicule explose à son tour dans le quartier de Medina. L’attaque n’est pas revendiquée, mais les djihadistes du Harakat al-Shabab al-Mujahedin sont suspectés.

Crédit: Mohamed Abdiwahab/AFP/Getty Images

Bilan humain
L’attaque fait au moins 137 morts et 300 blessés selon un bilan donné le 15 octobre à l’AFP par un responsable de la police ; ce dernier indique que la plupart des victimes sont brûlées « au point de ne pas être reconnaissables » et qu’« il est très difficile d’avoir un chiffre précis parce que les corps des morts ont été emmenés vers différents centres médicaux, et certains d’entre eux ont été enlevés directement par leurs proches pour être enterré ». L’agence Associated Press évoque pour sa part un bilan d’au moins 231 tués et 275 blessés après avoir fait son propre décompte.

Cet attentat est alors le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie. Trois jours de deuil sont décrétés par le président Mohamed Abdullahi Mohamed.

Aung San Suu Ky présente son plan avant l’ONU

Publié le Mis à jour le

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit ce vendredi soir à huis clos pour évoquer la situation en Birmanie, à l’initiative de la France et de la Grande-Bretagne. En amont de cette réunion, Aung San Suu Kyi a présenté jeudi les grandes lignes d’un processus intitulé « Initiative nationale pour l’aide humanitaire, la relocalisation et le développement en Arakan. » Elle l’a fait à la télévision, s’exprimant ainsi pour la deuxième fois depuis le début de la crise et la fuite de centaines de milliers de Rohingyas vers le Bangladesh.

L’ancienne Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Ky

Aung San Suu Kyi a prononcé son discours en birman, et non pas en anglais comme la dernière fois. Elle a insisté sur le besoin d’unité de la Birmanie et pour convaincre ses concitoyens du bien-fondé du projet, elle a expliqué qu’elle entendait répondre aux critiques venues de l’étranger par des actes et non par des mots.

La chef de la diplomatie birmane a indiqué qu’elle présiderait elle-même la nouvelle initiative pour l’Arakan dont elle a fixé les objectifs : « Il y a trois tâches principales : rapatrier les personnes qui ont fui au Bangladesh et fournir une aide humanitaire efficace ; les relocaliser, enfin apporter à la région le développement et établir une paix durable. »

Concernant les réfugiés, les choses avancent, a précisé Aung San Suu Kyi : « Nous négocions avec le gouvermenent du Bangladesh sur la question des possibles retours de ceux qui se trouvent actuellement dans ce pays ».

A l’intention de la communauté internationale, elle a précisé que le pays prendrait en considération toutes les offres de soutien y compris venues de l’étranger, mais que l’Etat birman centraliserait l’ensemble des initiatives, qu’elles soient économiques ou humanitaires. Les détails de l’initiative seront publiés sur internet le 15 octobre.

(RFI)