Évènements Fraîchement Actualisés

Crise politique à Madagascar: verdict de la HCC

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Décision faisant suite aux actions menées après plus d’un mois par les 73 députés dits « pour le changement ».

Ce verdict reflète le rôle de la HCC, souligné au considérant 17 de la décision selon lequel « la juridiction de céans rappelle que, conformément à l’esprit de la Constitution, elle représente l’organe régulateur du fonctionnement des Institutions et de l’activité des pouvoirs publics, notamment lorsque celle-ci est entravée dans l’exercice des attributions qui leur sont conférées par la Constitution par les effets d’une crise politique, à l’instar de la situation qui prévaut présentement ».

Élection anticipée, transition dans les règles, fin de mandat précoce

Le rôle de ce gouvernement de consensus sera d’assurer la neutralité de l’Administration durant les élections. Selon toujours la décision de la HCC, le président de la République en exercice, s’il se porte candidat, devra démissionner 60 jours avant la date des élections. Aussi, Hery Rajaonarimampianina, s’il est candidat, devra mettre fin à son mandat d’ici la fin du mois de juin.

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Sommet Trump – Kim : Pyongyang « ouvert » au dialogue malgré l’annulation de Washington

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La Corée du Nord a affirmé, vendredi, qu’elle était toujours prête à dialoguer avec les États-Unis, malgré l’annulation surprise par Donald Trump du sommet prévu dans moins de trois semaines à Singapour avec le leader nord-coréen Kim Jong-un.

© AFP | Image d’illustration.

L’annulation par Donald Trump du sommet prévu le 12 juin prochain avec Kim Jong-un n’est pas conforme aux souhaits du monde, mais la Corée du Nord reste ouverte à une telle réunion, a rapporté, vendredi 25 mai, l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA.

Cité par KCNA, le vice-ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Kim Kye-gwan, précise que la République populaire démocratique de Corée reste ouverte à l’idée de régler ses différends avec les États-Unis « à tout moment et de quelque façon que ce soit ».

Un sommet États-Unis-Corée du Nord reste une nécessité pour sortir de l’hostilité qui caractérise les relations bilatérales entre les deux pays, ajoute le vice-ministre.

« Ouverts à un règlement de nos problèmes à tout moment »

« Nous tenions en haute estime les initiatives du président Trump, sans précédent chez aucun autre président, pour parvenir à un sommet historique entre la Corée du Nord et les États-Unis », déclare-t-il. « Nous disons une fois de plus aux États-Unis que nous sommes ouverts à un règlement de nos problèmes à tout moment et de quelque façon que ce soit. »

Trump a annulé jeudi sa rencontre prévue le 12 juin à Singapour avec le dirigeant nord-coréen en dénonçant « l’hostilité affichée » de Pyongyang.

« Nous avions espéré qu’une ‘solution à la Trump’ serait une manière sage d’alléger les inquiétudes de part et d’autre, de respecter nos exigences et de résoudre les problèmes de manière réaliste », poursuit Kim Kye-gwan.

La Corée du Nord avait haussé le ton ces derniers jours, faisant peser un doute de plus en plus fort sur la tenue du sommet de Singapour.

L’annulation du sommet, une « surprise » pour Pyongyang

Pyongyang critiquait notamment les allusions de certains hauts responsables américains, parmi lesquels le vice-président Mike Pence et le conseiller à la sécurité nationale de Trump, John Bolton, à une solution « à la libyenne ».

Ces critiques, a expliqué Kim Kye-gwan, n’étaient qu’une « protestation » contre ce discours en cours à Washington.

« Annoncer que le sommet est annulé a été une surprise pour nous et nous n’avons pu nous empêcher de penser que c’était une véritable honte », a ajouté le vice-ministre.

Avec Reuters

Venezuela: Nicolas Maduro réélu Président avec 53% d’abstention

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Le Conseil national électoral a annoncé les résultats de l’élection présidentielle de ce dimanche 20 mai en déclarant vainqueur le président sortant Nicolas Maduro. Un résultat rejeté immédiatement par ses principaux adversaires Henri Falcon et Javier Bertucci. L’abstention a dépassé les 53% et de nombreuses irrégularités ont été relevées.

La présidente de Conseil national électoral (CNE), Tibisay Lucena, a annoncé dimanche soir les résultats de l’élection présidentielle. Nicolas Maduro aurait recueilli 5.823.728 voix (68%), Henri Falcon 1.820.552 (21%), Javier Bertucci 925.042 (10%). L’abstention a dépassé les 53%, un niveau record. Un résultat immédiatement contesté par Henri Falcon et Javier Bertucci.

Pendant toute la journée, les signes d’une très forte abstention ont été nombreux. Des photos d’assesseurs de bureaux de vote endormis, l’absence de queues devant la plupart des centres de votes alors que d’habitude les électeurs sont obligés d’attendre des heures ne laissait aucun doute sur le fait que les Vénézuéliens avaient décidé de suivre la consigne de boycottage de l’élection lancée par la coalition de l’opposition, la MUD.

(source: Le Figaro)

Irak: l’Alliance dirigée par Moktada Al-Sadr remporte les élections législatives

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Moktada al-Sadr à Najaf, Irak allant voter le 12 Mai 2018. (Credit: Alaa Al-Marjani/Reuters)
La liste du prédicateur populiste Moktada al-Sadr, l’un des rares dirigeants chiites irakiens à avoir pris ses distances avec l’Iran, a remporté les élections législatives irakiennes.

La commission électorale a annoncé sa victoire samedi. La liste du Premier ministre sortant Haider al-Abadi, soutenu par la communauté internationale, arrive troisième.

Moktada al-Sadr, qui avait fait alliance avec les communistes et des organisations laïques, ne pourra pas devenir Premier ministre, puisqu’il ne s’était pas présenté à l’élection. Cette victoire, inattendue (de l’Alliance Sairoon), lui assure toutefois un rôle important dans les discussions sur la formation du nouvel exécutif.

Désaccord iranien

Des supporters de l’Alliance en campagne quelques jours avant les élections (Credit: Ivor Prickett – The New York Times)

L’alliance menée par Moktada al-Sadr a obtenu 54 sièges au Parlement, selon les résultats définitifs du scrutin, marqué par une abstention record avec 44,52% de participation. La liste d’Hadi al-Amiri, un chef de milice chiite soutenu par Téhéran, est arrivée deuxième avec 47 sièges. La formation du Premier ministre sortant a décroché 42 sièges.

Avant les élections, l’Iran avait indiqué qu’il ne permettrait pas que l’alliance de Moktada al-Sadr puisse gouverner.

(agences/br/ruff)

Abus sexuels : démission collective des 34 évêques du Chili

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La Conférence épiscopale chilienne vient de communiquer que les 32 évêques présents à Rome ont remis par écrit leur démission entre les mains du Saint-Père suite à un rapport d’enquête mettant en évidence leur gestion désastreuse d’une série d’abus dans l’Église chilienne pendant une longue période.

Dans une déclaration lue à la presse au terme des trois jours de rencontres qu’ils ont eues au Vatican, les évêques chiliens ont expliqué avoir longuement réfléchi aux interpellations du pape lors de leur première rencontre avec ce dernier, mardi matin.

On se souvient aussi que lors de son voyage au Chili en janvier dernier, qui fut une véritable catastrophe, le Pape François avait défendu Mgr Juan Barros, évêque d’Osorno, soupçonné d’avoir caché les actes pédophiles du père Fernando Karadima. En effet, pendant plusieurs années, le pape a refusé d’entendre certaines anciennes victimes de Fernando Karadima, qui accusaient notamment l’évêque Juan Barros, l’un de ses proches, d’avoir couvert les agissements de l’ecclésiastique. François avait même accusé de « calomnie » ceux qui lui demandaient de revenir sur la nomination de Mgr Barros dans le diocèse d’Osorno. Il a ensuite affirmé n’avoir pas été informé exactement par les victimes, alors même qu’une lettre de l’une d’entre elles lui a été remise dès 2015. Le chef de l’Eglise catholique faisait d’abord confiance à ce que lui disaient les plus hauts responsables de l’Eglise chilienne.

Mais devant l’incompréhension des fidèles et sous la pression de la presse internationale, il a convoqué au Vatican, du 14 au 17 mai derniers, tout l’épiscopat chilien pour affronter ce scandale qui frappe l’Église du Chili. Au terme de ses trois jours de rencontres et de discussions, ces derniers ont tous remis leur démission entre les mains du Souverain Pontife.

C’est donc maintenant au pape de décider s’il accepte ou non la démission de chaque évêque chilien, de tous ou simplement de certains d’entre eux plus « impliqués » dans cette sordide affaire. Dans un bref message aux évêques chiliens diffusé jeudi soir par le Saint-Siège, le pape annonçait des « changements (…) à court, moyen et long termes, nécessaires pour rétablir la justice et la communion ecclésiale» : les démissions qu’il choisira d’accepter ne seront donc qu’une première étape dans un vaste processus de transformation de l’Église chilienne.

Dans une note remise par François aux évêques chiliens, mardi , le pape décrit une véritable faillite collective de cette Eglise. . « Nous sommes tous impliqués, moi le premier », affirme François rappelant que de « graves problèmes » concernant « beaucoup d’abuseurs » avaient pourtant été détectés lors de leur passage « au séminaire ou au noviciat » et que des évêques ou des supérieurs d’ordre religieux auraient en outre confié la direction de séminaires et de noviciats à « des prêtres soupçonnés d’homosexualité active », en violation des règles ecclésiastiques qui, depuis le Concile Vatican II, sont reléguées au rang de « vieilleries pélagiennes« …

La Porte Latine – 20 mai 2018

I – La déclaration des 32 évêques chiliens – Rome, vendredi 18 mai 2018

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